
Bonjour à tous,
1-Avant match:
Largué en Bundesliga à 16 points du leader Borussia Dortmund et éliminé des coupes nationales, le Bayern Munich se doit de briller en Champions League pour sauver sa saison, et par la même occasion, sauver Luis Van Gaal, destiné à quitter la Bavière dans les prochains mois. Le néerlandais peut cependant compter sur les statistiques puisque le Bayern a remporté ses 7 derniers matchs de Champions League à domicile. De plus le club allemand retrouve ses deux allumeurs de mèche que sont Robben et Ribery. Coté Inter, capitaine courage Zanetti est forfait, Samuel et Milito toujours portés disparus tandis que Pazzini est non qualifié pour jouer. Du coup, Leonardo va surtout compter sur la paire Eto’o – Sneijder, tous deux en grande forme. En Champions League, aucun club, excepté l’Ajax de Van Gaal en 96 contre le Pana, n’a réussi à passer les huitièmes de finale, en ayant perdu l’aller 1-0 à domicile. Voila un challenge qui doit certainement exciter le vestiaire interiste, composé de joueurs au tempérament bien trempé.
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2-Quick sum up:
A la 3eme minute, Pandev lance Eto’o (maybe un chouilla hors jeu) qui se retrouve face au gardien Kraft. Sa frappe croisée du gauche passe entre les jambes du portier allemand (0-1). L’Inter va ensuite se balader en monopolisant la balle. Première alerte sans danger de Gomez à la 8eme minute qui bute sur Ranocchia. On sent une grande force collective et une grande détermination du coté nerazzuro…jusqu’à la 21ème minute. Robben décide de refaire la même blague qu’au match aller, il frappe fort à l’entrée de la surface. Trop facile pour Julio Cesar qui pourtant, relâche encore la balle, certainement marqué psychologiquement par sa bévue d’il ya 15 jours. Gomez, en véritable renard, exécute un retourné debout sur l’offrande brésilienne (1-1). Le match semble alors basculer du coté munichois. Gomez dans la foulée, effectue un superbe double contact dans la surface avant d’enchainer une frappe bien repoussée cette fois par l’ancien portero de Flamengo.
La confiance a changé de camp et les milanais deviennent fébriles à l’image de ce ballon mal dévié par Thiago Motta dans les pieds d’un Muller quasi transparent jusque là. Le meneur ne se fait pas prier pour convertir le deuxième cadeau du match en frappant de l’extérieur du pied droit (2-1 à la 31eme minute). L’affaire semble pratiquement plier en fin de seconde période. Cependant le Bayern n’arrive pas à tuer le match. Ribery (34eme) manque un face à face avec Julio Cesar qui se rachète comme il peut. A la 39eme, Ribery encore, lance Gomez qui devance un gardien de l’Inter, méconnaissable. Le ballon va tranquillement entrer dans le but quand Ranocchia effectue un sauvetage miracle sur la ligne. A la 42eme, le jeune défenseur italien remet involontairement un ballon sur Robben qui ne trouve que le petit filet. Mi temps.
Au bout de 6 minutes de jeu dans la reprise, Leonardo fait rentrer le jeune Coutinho pour Stankovic afin de dynamiser son attaque. Cependant le Bayern domine toujours, même si les Interistes ne lâchent pas l’affaire à l’image d’un Sneijder qui dézone de plus en plus, alternant coté gauche et axe central. Ribery monte en puissance tandis que Robben baisse peu à peu le pied. Le français effectue un récital coté gauche avant de centrer parfaitement pour Gomez qui reprend de volée, trop centrée pour inquiéter Jules César, sur le coup impérial. Sur le contre, Coutinho se montre enfin et ouvre coté droit pour Eto’o qui fixe la défense allemande avant de donner en retrait pour Sneijder qui se fait plaisir avec sa frappe croisée instantanée des 20 m (2-2 à la 63eme).
A partir de ce moment là, le Bayern, trop dépendant de Ribery, va se crisper. L’inter lui continue de jouer les coups à fond. Pandev effectue enfin un bon enchainement à la 66eme qui voit sa reprise passée juste au dessus de la cage de Kraft. Le danger se rapproche quand Sneijder frappe à la 80eme sur Pandev qui empêche un but tout fait. Les entrées de Altintop et Badstuber sont peu pertinentes et Gomez manque cruellement de lucidité sur une contre attaque en surnombre. L’attaquant oublie de servir Ribery à gauche et Ranocchia récupère dans un pur style Nestalien. L’erreur de trop pour les allemands qui vont craquer à la 88ème minute. Eto’o en mode lâche rien, récupère un ballon dans les pieds du nonchalant Breno. Le camerounais met la soupe dans la surface à ses adversaires en conservant la balle le plus longtemps possible, le temps que le macédonien Pandev arrive dans le tempo pour mystifier le stade entier d’une frappe sans contrôle pleine lucarne. Van Gaal fait la gueule et l’Inter réalise un match d’anthologie.
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3-Le tournant du match:
A la 39eme minute, alors que le Bayern mène 3-1, Ribery lance en profondeur sur le coté droit Gomez qui devance Julio Cesar d’un pointu. La balle roule vers le but, quand Ranocchia se lance dans une mission suicide pour dégager le ballon. Muller suit aussi l’action. Les deux se jettent en taclant. L’italien touche la balle en premier, Muller en deuxième, et la balle finit incroyablement sur le poteau. Mais peut-on parler de miracle pour cet italien de 23 ans né à Assise ? La même ville où est né Saint François du même nom. En tout cas, ce jeune défenseur central est l’une des rares satisfactions actuelles d’un football italien moribond. Apres avoir fait ses classes à Bari comme Bonuci (désormais à la Juve), il a été acheté par l’Inter puis prêté dans la foulée au Genoa. Etant donné la blessure de Samuel, il a été rappelé à la maison mère pour assurer l’intérim. Toujours bien placé, très propre, capable de marquer (une belle opportunité en deuxième mi-temps sur une tête), il apparait comme le digne successeur de Nesta.
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4-Le gars qui se balade:
Sans aucun doute, le camerounais Eto’o. Alors que certains se seraient déjà mis en préretraite avec un tel palmarès, l’ancien joueur du Barca continue de se battre sur un terrain. Hier un but et deux passes décisives. What else ? Le plus impressionnant chez Eto’o, c’est (qu’hormis son sens du but incroyable) qu’il ne dispose pas d’une technique naturelle monstrueuse. Dans le jeu, il fait surtout la différence avec ses déplacements millimétrés, ses protections de balle et ses pivots très appliqués. Il a beau avoir un melon pas possible, ce joueur répond toujours présent dans les grands moments, tout le contraire d’un Zlatan par exemple. Cette année 2011 pourrait le voir enfin couronner au Fifa Ballon d’or France football. Il le mériterait pour l’ensemble de son œuvre.
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5-Le gars qui n’a rien à foutre sur le terrain:
Chaque équipe possédait dans ses rangs, ses boulets brésiliens.
Coté Inter, Julio César qui refait encore la même connerie qu’à l’aller. Il est intéressant de noter ici l’aspect psychologique du football. Il est évident que Robben a bouleversé la confiance du gardien interiste. Suite à sa bévue, on l’a senti fébrile pendant tout le match. Heureusement que l’Inter est passé, le retour de Munich à chez lui à pied lui aurait certainement fait mal au cul (en référence au match aller où il est rentré chez lui à pied pour mieux réfléchir à sa boulette). Ensuite le jeune de 18 ans, Coutinho a vraiment fait une entrée catastrophique. Bouffé physiquement, à la rue techniquement, à l’image de sa talonnade touchant son autre pied, il aura au moins réussi à donner le ballon à Eto’o sur l’égalisation interiste.
Coté Bayern, le jeune Berno aura été trop laxiste, comme sur son carton jaune reçu pour une entrée musclée à retardement sur Pandev, ou bien encore sur sa balle perdue face à Eto’o, offrant le dernier but. Luis Gustavo, en provenance d’Hoffenheim durant le mercato d’hiver, a peu apporté. Il a surtout ralenti le match en première période, perdant de précieuses secondes dans sa relance et en jouant trop bas. Un peu mieux en deuxième mi-temps.
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6-Le vilain geste du match:
Même sur le banc, c’est toujours le beau et grand Materazzi qui fout le dawa. Ce dernier aurait chauffé Schweinsteiger depuis son banc durant tout le match. On peut facilement croire l’allemand surtout quand on l’a vu dégoupiller à la fin du match, se jetant sur le grand benêt milanais pour obtenir réparation. Heureusement, le joueur allemand fut rapidement éloigné, En tout cas, il est clair que l’allemand n’a pas réussi son match, encore la faute à Marco ? Certainement !
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7-Le beau geste du match:
C’est l’œuvre du coach Leonardo. Il est évident que le brésilien n’a pas l’expérience tactique des grands entraineurs, mais il compense avec un superbe coaching de son vestiaire. Qui aurait misé sur Pandev après ses dernières prestations ? Et qui l’aurait gardé sur le terrain jusqu’à la fin ? Qui aurait les couilles de faire entrer à la place de Stankovic, un jeune brésilien de 18 ans qui n’est absolument pas près pour ces joutes européennes ? Qui aurait fait entrer Nagatomo à la 87eme, le japonais en post déprime tsunamique et auteur d’un match calamiteux à Brescia vendredi dernier ? Leo, lui, s’en tape, il vend du rêve, de l’espoir, comme quand il voulait relancer Ronnie à l’AC Milan.
Hier avec ses changements, il a fait passer un message clair à son groupe et au monde entier. Avec Coutinho, il montre qu’il veut jouer jusqu’au bout et non pas profiter des erreurs de l’adversaire, quoique cela en coute. Avec l’entrée de Nagatomo, il nous a donné une leçon de vie et d’espoir. En forçant le destin, au foot comme dans la vie, il est possible de renverser toutes les situations, tout un symbole pour les nippons qui auront vu le match.
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8-La pensée intérieure de: Goran Pandev, tout au long du match avant de marquer son but.
L’attaquant macédonien de l’inter, auteur d’une saison toute pourrie avec 2 buts en championnat et une dernière prestation à Brescia proche du néant, avait promis à ses tifosi de marquer à Munich.
-1ere minute : «Putain faut que je marque, faut que je marque, faut que je marque, j’ai plus le choix bordel»
-66eme, quand il rate sa volée: «oh putain j’avais fait le plus dur, fais chier, bon allez faut que je marque, faut que je marque, faut que je marque»
-80eme, quand il contre du cul la frappe de Sneijder qui l’incendie : «je suis dans une merde mon pote, ca sent le banc pour toute la fin de la saison, fais iech»
-88eme, dans sa course folle pour récupérer la passe d’Eto’o et marquer : «j’arrive Samuel, attend moi, oh putain j’arrive, je suis là, tu m’as vu bordel, oh putain c’est pour moi, bim prend ca mon pote, but yahhooouuoouououoouououoouououou»
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9-Dans les tribunes :
Laurent Blanc, présent à l’Allianz Arena, espère que le Bayern va se qualifier. Ainsi il pourra aller manger un bout avec un Ribery détendu et à l’écoute de son équipe de France. En fin de première mi-temps, lolo tient sa sucette à la bouche, trankillou bidou. En deuxième mi-temps, premier pique de stress quand Sneijder égalise. Bon allez, Ribery va marquer se dit-il.
Son portable sonne, sms d’Abidal reportant sa maladie et son opération. Laurent Blanc, croyant à une mauvaise blaque, le rappelle immédiatement sans succès. Une goutte de sueur froide traverse son fond. Essayant d’en savoir plus sur cette affaire, il téléphone à tout va, en oubliant le match.
C’est alors qu’il entend un silence glacial dans le stade qui souligne le but victorieux de l’Inter. Le stress grimpe alors de manière exponentielle, pensant qu’il va devoir ensuite se taper un Franky déprimé.
Finalement il reçoit un deuxième sms, lolo se jette sur son portable pour lire le message: “salut c Pat, bon j’espère que tu vas me sélectionner maintenant
au fait on s’est qualifiés ce soir”
Crise d’angoisse pour Lolo, pétrifié sur place.
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10-Perspectives:
Malgré cette qualification italienne, les allemands ont piqué la 3eme place aux italiens au classement indice Uefa. L’année prochaine, les allemands auront une place supplémentaire en Champions League. L’avenir est toutefois moins rose pour les munichois. Leur saison est déjà terminée. Game over au mois de Mars, ca fait mal pour une grosse écurie. Et en plus il faudra aller chercher la qualification en Champions League, avec ou sans Luis ?
Tout le monde a expliqué hier que le Bayern aurait du gagner 100 fois et qu’il avait perdu ce match tout seul. Je trouve cela en partie inexacte. On a vu un Bayern peu inspiré et qui doit s’en remettre systématiquement à Ribery ou Robben. Ils ont été trop frileux en deuxième mi-temps. Leur seule force fut de profiter un maximum des erreurs défensives de l’Inter (les 2 buts allemands sont donnés). Le club milanais a commis des fautes impardonnables pour ce niveau de la compétition. Même Lucio, a peine remis de blessure, a fait deux-trois boulettes. Heureusement que dans les moments délicats, Ranocchia, Chivu et Cambiasso ont su sauver la baraque. Cet Inter garde en lui les gênes de la victoire de l’an passé. Ils possèdent des joueurs de caractère capables de se dépasser. De même, leur bloc défensif reste impressionnant avec les 2 lignes de 4 joueurs aperçus dans les 20 dernières minutes. Un peu plus concentrés, ils auraient vraiment pu dérouler pendant tout le match (comme au cours des 20 premières minutes). Cette équipe pourrait très bien conserver son titre européen, si toutefois leur lutte fratricide avec l’AC Milan dans la course au scudetto ne leur soit pas préjudiciable.
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11- Clin d’œil:
Van Gaal semblait bien sur de son fait avant cette double confrontation. Il avait affirmé que son équipe était meilleure que celle de l’inter, comme elle l’était déjà en Mai dernier au cours de la finale de Champions League. Il avait même chambré en conférence de presse aux cotés de Gomes en lui demandant à quelle minute l’attaquant marquerait son but. Certes l’ancien joueur de Stuggart a marqué son but, mais le Bayern est éliminé. Le Bayern 2011 de Van gaal n’était plus du tout celui de l’année dernière. Le jeu partant de l’arrière était inexistant. Des joueurs clés, comme Muller et Lahm étaient complètement éteints. Comme à son habitude, l’entraineur laissera encore l’image d’un grand tacticien, mais d’un piètre meneur d’hommes.
Tschuss


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