
Bonjour à tous,
“Combien de naufrages encore, bougez-vous le cul !”
Autant dire que la banderole des supporters lyonnais, hier avant le match, était claire. La stratégie d’Aulas dans la semaine a parfaitement fonctionné. Ce dernier avait mis la pression sur les joueurs afin qu’ils commencent le match le pied au plancher. Message reçu 5 sur 5 puisque les lyonnais commencent le match très fort contre Paris.
Tout au long de la première mi-temps, ils auront trouvé de solutions côté gauche avec Kallström et Cissokho. L’autre principale arme de l’OL est Gomis, qui joue à merveille son rôle de tour centrale et de remiseur. Le Psg ne se recroqueville pas en défense, et très vite on repart sur les mêmes bases du match de Coupe de la Ligue. Un vrai match de boxe où les 2 équipes remontent rapidement le ballon des deux cotés.
Lyon fait illusion en seconde période, en marquant un but très bien construit. En réalité cela sonnera le début de la fin pour les gones. Tout d’abord, Néné égalise sur un superbe travail d’Hoarau. Quelques minutes plus tard, la danseuse du lido s’écroule une fois de plus gratuitement (regarder le haut de ses épaules sur l’action). Penalty et expulsion pour le buteur lyonnais d’un soir, Cissokho. La messe semble dite. Heureusement pour la justice sportive, Edel nous signe un superbe dégagement dans les pieds de Bafé, qui nous rappelle que les ombres du Psg Circus ne sont jamais bien loin. Le lyonnais crucifie le gardien. Dommage pour les parisiens qui avaient le match en main à 11 contre 10.
Dans les dernières minutes, Puel fait sortir Lisandro qui semble ravi de jouer dans cette équipe. En réalité, sa complicité avec Gomis est peut être le seul point positif de la soirée. Son positionnement est très complémentaire avec celui de l’avant centre. Il se place en soutien de Bafé sur le côté gauche. Capable de décrocher, il n’a jamais pris sa ligne de touche pour étirer la défense adverse. Est-ce une consigne de Puel ou son choix personnel ? Malheureusement, cela ne sera pas suffisant pour faire basculer le match. Score final et mérité des deux cotés 2-2.
La fatigue est elle la seule responsable de cette nouvelle contre performance ? C’est vrai que les lyonnais avaient pourtant tout donné en Champion’s League (sans commentaires). On connaît tous les problèmes du club : blessés et joueurs en reprise. Mais en réalité, le mal est bien plus profond. L’entraineur est incapable de faire progresser le groupe. D’ailleurs Lyon n’avait-il pas perdu dans les mêmes circonstances contre Paris il ya si peu de temps. Un milieu inexistant, qui change à tous les matchs et qui reste toujours aussi incapable de prendre l’ascendant sur son adversaire. Un banc qui n’a plus du tout le niveau. Des joueurs comme Ederson et maintenant Pjanic mal utilisés. Un Toulalan et Gourcuff complètement surcotés. Le manque évident d’un numéro 6 de classe internationale pour produire du jeu et épauler Toulalan au cours de la saison. Mais tout cela n’est pas nouveau et pourtant le président Aulas a témoigné maintes et maintes fois sa confiance envers son manager.
C’est maintenant vers le président qu’il faut se tourner. Sa stratégie de la semaine fut complètement ratée. En début de semaine, l’OL veut nous faire croire qu’ils vont jouer leur qualification en Champion’s League. Les joueurs réalisent un non match incompréhensible pour une équipe toujours en quête de son match référence. Les lyonnais pensaient bien s’en sortir malgré cette défaite. Mais c’était sans compter sur l’Hapoel Tel Aviv qui vient de contrecarrer les superbes calculs d’Aulas. Lyon finira encore certainement second de sa poule. Cela fait plaisir de voir que les erreurs du passé ont été intégrées et corrigées quand on connaît l’importance de cette première place. Ensuite le petit père Aulas met la pression sur les joueurs pour que l’on foute la paix à Claude. Communication réussie étant donné la banderole des supporters hier. Mais il serait de bon de rappeler que dans le football, le résultat sportif prime sur la communication. Enfin normalement ! Et hier, l’Olympique Lyonnais n’a rien démontré si ce n’est de l’envie. Pire encore, il n’a pas gagné.
Au moins la réconciliation entre supporters et joueurs aura lieu. Tout le stade a soutenu son équipe. Gomis, souvent décrié, est même largement plébiscité. Il faut dire que l’ancien stéphanois a tout donné hier. Il est allé chercher l’égalisation tout seul comme un grand quand la situation semblait compromise. Les supporters savent très bien que l’avant centre a raté bon nombre d’occasions dans le match. Cependant le public a aussi compris autre chose hier soir, l’essentiel en somme. Que peut-on reprocher à Bafé ? De ne pas être Sonny Anderson ni Karim Benzema ? Non, Gomis a été recruté pour jouer en second attaquant, en choix alternatif. Son rôle est de servir de point d’ancrage à l’équipe, quand les matchs sont âpres et fermés comme souvent à l’extérieur. Bafé joue à merveille dans ce registre, avec déviations et remises (souvent pour Bastos hier). Cependant le natif de la Seyne-sur-mer n’est pas un serial buteur. Le public lyonnais l’a bien compris. Tout comme l’équipe hier, le joueur a atteint ses limites. Et le pauvre n’y est pour rien ! De même, ce n’est pas de sa faute si Saint-Etienne a escroqué son rival en le revendant 15 millions d’euros. Gerland hier a préféré scandé son nom au lieu de siffler Puel. Comme un symbole.
Les supporters comme les joueurs sont résignés. Ils ont bien compris que les choses ne changeront pas de si tôt. Du coup un accord moral semble désormais lier les joueurs aux supporters. Les deux donneront tout, même s’ils savent que cela ne garantie en rien le résultat final.
Quoi de pire pour une équipe d’avoir des joueurs déresponsabilisés et quoi de pire pour un club de voir ses supporters détachés et dégoutés du projet sportif ?
En continuant sur cette voie, Puel sera parfaitement à sa place l’année prochaine. Lassés de cette pauvreté du niveau de jeu, les cadors de l’équipe iront se relancer sous d’autres cieux (Lisandro, LLoris, Bastos, Pjanic). Puel pourra enfin gérer son vestiaire avec des joueurs à son image, afin de lutter pour une place en Europa League.
Si le président est satisfait ainsi, tout va bien….
En attendant, des naufrages, il y en aura encore beaucoup !
Tschuss

Magnifique article, bravo!
Puel, dehors, vite.